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L’Afrique noire et ses muses

Posté par: Birame Ndiaye| Dimanche 24 mars, 2013 19:49  | Consulté 1507 fois  |  1 Réactions  |   

Décrions la vie, anéantissons l’héritage qui compromet notre effort de fidélité aux défis de l’environnement subsaharien. Ce suivisme abject et fétide que nous dicte la mémoire de colonisé nous trahit honteusement parce qu’elle ne nous prévient pas des effets de dépouillement. Il nous apprend l’histoire dans le seul but que nous la répétions.

Révoltons-nous contre le cours tranquille du long fleuve des convenances du modernisme universalisant et abrutissant. Il veut que nous nous modulions aux exigences de l’offre. Il suit le courant de la connaissance partielle et fragmentaire de la nature humaine, tombeau des mensonges sincères.

Son discours funeste orne l’esprit affamé et titille l’orgueil des déshérités braqués et déterminés à imiter l’oppresseur. Il veut nous enrôler, inoffensifs, dans l’armée de protection de l’intérêt des boursicoteurs. Nul besoin de s’approprier des complexes d’ailleurs.

Le libertinage social et politique, sorcier errant, s’est glissé sous nos corps rongeant et becquetant l’âme nègre sans que nous en prenions conscience. Notre besoin de reconnaissance nous fait animal parce qu’il brise la capacité à résister au désir grégaire et excessif du gain. La renaissance africaine commande la juste mesure des défis humanistes d’inspiration indigène.

Accumulant sans cesse les fantasmes de beau et bon nègre, nous mourons de faim aux seins fermes de l’abondance  des représentations, tantôt helléniques, tantôt almoravides, tantôt yankees. Dressés à l’emprunt de modèles culturels et à la quête de reconnaissance internationale, l’Afrique païenne se livre, se renie et s’écroule, emportée par les conflits de préséance culturelle.

L’Afrique noire personnifiée est à la recherche de l’eau de feu. Ne lui reprochez pas son intempérance, il lui faut bien booster d’ivresse et d’espérance son esprit et sa raison. Son seul crime est de chercher son vin de palme dans l’érablière. Son bonheur et son équilibre sont dans l’exemption des peines loin du goût des plaisirs.

Cibler les mœurs domestiques avant les mœurs politiques, articuler les politiques sociales autour de la sauvegarde du tissu familial et remettre en cause la gouvernance populiste appelée démocratie ne sauraient flétrir la modernité. La Politique ne doit être envisagée autrement qu’à partir des réalités propres. Faute de quoi, elle use, elle corrompt, elle aliène.

Birame Waltako Ndiaye
 L'auteur  Birame Ndiaye
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Anonyme on March 28, 2013 (22:48 PM) 0 FansN°:1
belle contribution

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Birame Ndiaye
Blog crée le 05/03/2012 Visité 390513 fois 138 Articles 3461 Commentaires 34 Abonnés

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