Les temps forts de la campagne des législatives

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  • 06 août, 2017 à 20:08:13
  • Mis à jour le 07 août, 2017 à 07:08:07
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Durant la campagne des législatives, il y avait du bon, du moins bon et du pas bon. Les candidats pour les 165 sièges de député et leurs supporters se sont montrés à certains moments drôles et sympathiques et à d'autres, désagréables et cruels. Retour sur en images sur 21 jours d'intenses émotions.



L'aéroport Léopold Senghor est ce lundi le point de convergence des militants du Pds, mais également de curieux venus assister à l'arrivée à Dakar de l'ancien Président Abdoulaye Wade. La tête de liste de la coalition Wattù vient de Paris pour prendre part à la campagne pour les législatives du 30 juillet, qui a démarré dimanche. Suivez en direct sur Seneweb l'accueil que lui a réservé ses partisans.

CLICHÉ Vous ne rêvez pas, c'est bien Sidiki Kaba Le ministre de la Justice, Sidiki Kaba, comme ne l'avez jamais vu !

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CLICHÉ Bienvenue à bord ! Initiation ou initialisation ? Bienvenue à bord ! Initiation ou initialisation ?







CLICHÉ Karim transporté par Khalifa Une voiture de Mànkoo Taxawu Senegaal, brandée aux couleurs et visuels de la coalition, transportant des militants arborant des tee-shirts à l'effigie de Karim Wade et brandissant des pancartes assorties ? Avant la sortie du Pds de Mànkoo, cette image captée hier, vendredi 21 juillet, sur l'avenue Blaise Diagne (voir photo), aurait été une banalité. Mais avec la division ayant donné naissance à Wattù Senegaal, celle-ci paraît surréaliste. Et pourtant…

   

Violences électorales Nouveaux affrontements entre Mànkoo et Benno à Rufisque Benno et Mànkoo se sont de nouveau affrontés. Après Grand-Yoff et Médina, les deux camps se sont opposés, cet après-midi, à Rufisque. La caravane de la coalition Mànkoo Taxawu Senegaal dirigée par le Dr Oumar Cissé et Thierno Bocoum a été attaquée par la caravane de la coalition Benno bokk yakaar (Bby) dirigée par Oumar Guèye.

Selon des témoins de la scène, les hommes de Oumar Guèye ont brandi des armes à feu. Et des tirs ont été entendus. De leur côté, les partisans de Oumar Cissé se sont défendus à coups de jets de pierres et ont sorti des machettes et couteaux. On dénombre des blessés du côté de Mànkoo. La caravane a été dispersée.



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DRÔLE DE CAMPAGNE La bourde du griot fait tiquer le PM et Aminata Tall El Hadj Samba Awa Ndiaye (voir photo) n'oubliera pas de sitôt le passage à Diourbel de la caravane de Benno Bokk Yaakaar pour les législatives hier, vendredi 21 juillet.

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Chargé de galvaniser la foule venue assister au meeting organisé par Aminata Tall, sous les yeux du Premier ministre Mahammad Dionne, installé à la tribune officielle, le griot de la présidente du Conseil économique, social et environnemental s'est emmêlé les pinceaux. En présentant le chef du gouvernement, il déclare : "applaudissez Mahammad Boun Abdallah Dionne, tête de liste nationale de Mànkoo Taxawu Senegaal (au lieu de Benno Bokk Yaakaar)". Suffisant pour qu'on lui coupe le micro jusqu'à la fin de la manifestation.
 

INSOLITE La campagne d'Aliou Guèye, l'arrangeur  



INSOLITE Les pas de bakk d'Aliou Sall Aliou Sall ne sait pas que faire de la politique. Il sait aussi danser. C'est une entrée digne d'un lutteur en confiance que le maire de la ville de Guédiawaye a réservé aux militants et aux responsables politiques qui l'attendaient au Stade Amadou Barry à l'occasion du meeting de la coalition Benno Bokk yaakaar (Bby).

Le frère du Président est entré avec des pas de bakk sous les notes de la chanson de Macky Sall "Fagnine-fagnine" percutées par le tambour major Adama Ngom. Ce qui a provoqué l'hystérie des militants et des personnalités qui sont restés debout pendant quelques minutes pour l'ovationner.



INSOLITE La danse du Premier Ministre Mohamed Abdallah Dione  





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Commentaire (8)


Anonyme En Août, 2017 (21:13 PM) 0 FansN°: 1
Transhumance Politique Et Ordres De Mission Comme Deux Faces D’un Processus De Vol Électoral :

Les législatives sont derrières nous. Tirons progressivement des bilans partiels. Une incongruité comique. L’opposition crie au vol mais reste incapable de prouver factuellement ses accusations. Depuis Diouf, les partis au pouvoir se sont organisés pour avoir une longueur d’avance sur leurs concurrents. Ils manipulent les systèmes par des transferts électroniques massifs et ciblés sur fond d’ordonnances compensatrices.

Les élections sont un enjeu très sérieux pour les laisser aux amateurs. C’est une activité et un processus très complexes qui exige des acteurs en compétition du professionnalisme. Sur ce plan Macky a une longueur d’avance très nette sur sa capacité à maîtriser la cartographie électorale et les indicateurs qui la structurent.

Tout au long du processus électoral, le camp présidentiel a commandité des sondages ou des baselines pour documenter ses avances, ses gaps à combler sur Dakar et les autres départements. Un travail minutieux opéré parfois par le ministère de l’intérieur, très professionnel sur ces questions si ce n’est des cabinets privés. Régulièrement, ces enquêtes ont permis de définir une cartographie subtile de la fraude en calculant les ordres de mission à émettre pour combler les gaps. C’est pourquoi il était presque impossible au finish au pouvoir de perdre Dakar qui est un enjeu symbolique et arithmétique. Ce n’est pas en soi l’usage normal du sondage qui pose problème. Mais les finalités qui découlent de ses intentions frauduleuses.

La seconde stratégie de fraude difficile à contester est le retour massif du débauchage ou de la transhumance politique comme forme complémentaire de rééquilibrage des gaps voire un levier stratégique important pour gagner. L’on se rappelle de l’ire des sénégalais face à la transhumance politique. Elle est une tare honnie moralement mais stratégiquement efficace. Elle est devenue un levier essentiel de rééquilibrage des gaps politiques dans des contextes politiques de départ hostiles ou peu acquis au partis au pouvoir.

On a beau contester la portée arithmétique des transhumances politiques, elle restent déterminantes dans le rééquilibrage des forces politiques. Débaucher le second de votre liste nationale ou celui du scrutin majoritaire, laisse des traces évidentes et comble des retards statistiques. On peut aujourd’hui faire la cartographie des débauchages et leurs impacts sur les résultats finaux. Et cela sur la base d’un travail minutieux d’enquêtes réalisées par le pouvoir. Après tout dans un contexte de corruptibilité généralisée des masses et des leadership politiques, ce système est des plus anti démocratiques et des plus moralement détestables.

Il n y a plus match lorsque des footballeurs du camp adverse en pleine compétition rallient l’autre camp et mettent des buts chez leurs anciens amis. Sous la barbe d’un arbitre qui lui même remet le ballon dans le camp des nouveaux transhumants footballistique. Un contexte kafkaïen digne des politiciens fourbes, sans parole ni honneur, toujours dans le reniement permanent. Bien évidement, sur les ordres de mission et les débauchages, il sera techniquement difficile de prouver la fraude mais incontestablement c’est un abus dominant de pouvoir ou d’autorité sur fond d’instrumentalisation institutionnelle. Et la machine de se perfectionner en faisant voter massivement des électeurs venus de la sous région et en contrôlant sélectivement la distribution des cartes d’électeurs.

Tout cela fait honte et ne grandit pas notre démocratie électronique. Nous devrions être attentif

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

www.ndukur.com

Anonyme En Août, 2017 (22:00 PM) 0 FansN°: 1
il est où, son excellence le procureur de la rue-publique qui passe tout son temps à proférer des menaces envers le peuple sénégalais?
a-t-il vu ces images?
Seni En Août, 2017 (21:22 PM) 0 FansN°: 2
PANNE DE PROGRAMMES A SENEWEB. DE GRACE PARLEZ D'AUTRES CHOSES
Anonyme En Août, 2017 (21:40 PM) 0 FansN°: 3
Ceux qui parlent de chasser Macky en 2019,ils sont naifs et betes.Mais de la meme façon qu'il a triché les législatives si rien n'en sort c'est de la meme façon qu'il trichera les presidentielles et rien n'en sortira.C'est maintenant ou jamais que Macky doit debarasser le plancher.
Anonyme En Août, 2017 (22:08 PM) 0 FansN°: 4
Lilwayne
Moctar  En Août, 2017 (22:22 PM) 0 FansN°: 5
Abdoulaye Wade drainant des milliers de Senegalais est absent à travers ses images .
Anonyme En Août, 2017 (22:47 PM) 0 FansN°: 6
La page des legislatives est completement tournée, il y a pleins d'autres choses plus urgentes à parler. Chers journalistes, parlez nous de l'insalubrité au Senegal, ce pays est très sale, on n'a pas besoin de carte d'electeurs ni de debats steriles pour le rendre propre mais des efforts, des investissements humains,. Ou sont nos fameux set setal de quartier. Je decrte un senegalais un balai, chacun doit balayer dans et devant sa maison.

Parlez en chers journalistes

Parlez aussi de la corruption et l'indiscipline... Nous ne voulons plus du réchauffé de la campagne electorale.

Il y a pleins de choses à dire, par exemple , il n'y a pas de passages cloutés dans les routes de Dakar. L'AGETROU, pardon L'AGEROUTE... à quoi ça sert?
Anonyme En Août, 2017 (23:59 PM) 0 FansN°: 7




PROMESSES BRISÉES



«?Macky Sall a surfé sur tous les combats des Sénégalais qui aspiraient à une meilleure démocratie [afin d'être élu], mais il ne respecte pas ses engagements?», se désole Fadel Barro, coordonnateur du mouvement Y'en a marre, un groupe de contestation né dans la foulée de l'opposition populaire à la réélection du président précédent, Abdoulaye Wade. «?Tous les combats que les Sénégalais avaient menés, il faut les refaire?», estime le militant. «?Il y a beaucoup de régression sur le plan des libertés, les marches sont systématiquement interdites, les gens ne peuvent pas s'exprimer?», s'insurge-t-il. Le professeur Moda Dieng, spécialiste du Sénégal de l'Université Saint-Paul à Ottawa, parle pour sa part d'un bilan qui «?globalement, n'est pas positif?», évoquant la bonne gouvernance et l'indépendance des pouvoirs comme principales lacunes. «?[Macky Sall] a déçu, il a beaucoup déçu, constate M. Dieng. Je me demande s'il va remporter les prochaines élections.?»



JEUNES ABANDONNÉS



Macky Sall a voulu s'attaquer aux «?inégalités et [aux] injustices sociales?», en mettant en place le «?Plan Sénégal Émergent?», comme le souligne le site internet de la présidence sénégalaise, mais il est encore trop tôt pour juger des résultats, estime Moda Dieng. Fadel Barro, lui, se montre plus critique. «?Mettre du béton partout en disant qu'on construit, ce n'est pas pour ça que les gens se battaient, ce n'est pas ça qui assurera l'avenir de ce pays?», dit-il, déplorant les interruptions de courant, la pollution, la «?vie chère?» et le chômage des jeunes, toujours élevé. «?La réalité, c'est que les jeunes continuent de prendre la mer, de prendre le désert, pour essayer d'aller en Europe ; les jeunes continuent de se radicaliser dans des mouvements extrémistes parce qu'ils n'ont pas de débouchés chez nous?», lance le militant.



DURÉE DU MANDAT



La durée des mandats présidentiels, un sujet très sensible au Sénégal, est également une source de frustration à l'égard de l'actuel président, lui qui avait fait la promesse «?très importante?» en campagne électorale de la ramener de sept à cinq ans, souligne Moda Dieng. Le professeur rappelle que le président précédent, Abdoulaye Wade, «?avait fait beaucoup de modifications?» à ce sujet et tentait d'être réélu pour un troisième mandat, une manoeuvre jugée inconstitutionnelle par un bon nombre d'observateurs, ce qui avait causé «?énormément de crispation?» et provoqué la crise électorale qui a mené à la victoire de Macky Sall. Que ce dernier renie maintenant cet engagement inquiète une partie de la population, qui ne veut pas le voir s'éterniser au pouvoir. «?Il est obnubilé par un autre mandat?», s'exclame Fadel Barro, qui estime que le président Sall est «?l'incarnation d'une façon de faire de la politique qui consiste à ne pas véritablement engager de vraies réformes, [...] à manipuler les gens?».



MANQUE DE VERTU



«?Macky Sall n'est pas plus vertueux qu'Abdoulaye Wade?», que les Sénégalais ont congédié en 2012, tranche Moda Dieng. Le professeur estime que le président sénégalais a «?instrumentalisé?» les mesures qu'il a mises de l'avant pour «?faire condamner ses ennemis?», dont le fils de son prédécesseur. Le congédiement de la directrice de l'Office national de lutte contre la fraude et la corruption ainsi que celui d'un inspecteur des impôts, qui se seraient intéressés de trop près aux proches du président, a d'ailleurs indigné les Sénégalais, rappelle Fadel Barro. «?Absolument rien n'est fait pour encourager la bonne gouvernance, au contraire, on dissuade les gens?», déplore-t-il, souhaitant que les autorités canadiennes profitent de la visite du président sénégalais pour aborder ces questions. «?On dit partout qu'on partage les mêmes valeurs de démocratie, de lutte contre la corruption, et cetera, lance Fadel Barro. Il faut le lui rappeler. Il est le pire président de l'histoire du Sénégal?» Le cabinet du premier ministre Justin Trudeau n'a pas voulu indiquer si une rencontre est prévue entre les deux hommes (Jean. C.Laveillé)

Anonyme En Août, 2017 (04:24 AM) 0 FansN°: 8
Allez dans google avec un opérateur booléen...jouez avec deux mots : incompétence et Macky...de 2005 à 2017 vous serez ébahi de voir comment ce mot colle avec le responsable no1 de l'APR...incroyable...ku nieup toufli ngua toye dé

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